La Guilde Ludik

Bienvenue à la taverne de la Guilde Ludik !

Vous voici sur le forum du club de Wargames de Reignier (Haute-Savoie).

Ce dernier vous permettra de faire connaissance avec nos membres, de découvrir nos jeux (Warhammer & Warhammer 40000) et nos différentes activités (tournois, campagnes, etc.).

Vous trouverez également toutes les infos utiles sur notre club : jour d'ouverture (dimanche après-midi à 14h), modalités d'inscription, etc.

En espérant que vous trouviez batailles et conquêtes en ces lieux, bonne visite & bon jeu !

Cordialement,
Durgrim l'ancien, président de l'association.

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    Message par Invité le Mer 8 Fév 2006 - 19:46

    Bien alors je vais essayer de vous expliquer tout ceci simplement. Dans un jeu de rôle vous incarner un personnage qui à bien entendu déjà du vécu. Le Backround représente un bref historique de sa vie avant que vous ne commenciez à la jouer. Cela peu paraître compliqué mais c'est relativement simple.

    Pour écrire votre Backround il faut toujours avoir l'univers de jeu et la mentalité de votre personnage bien encré dans votre esprit. Par exemple si vous avez décidé que votre personnage avait peur des araignées peut être cela est il dût a un traumatisme de son enfance ... Ensuite beaucoup seront tenter à faire de son personnage un fils de roi ou bien d'autre chose tout aussi exceptionnelle les unes que els autres, mais si vous prenez cette voie, vous vous méprenez sur l'intêret du jeu. il est bien sur tout à fait possible de faire un backround exceptionnel mais il faut qu'il reste dans l'esprit du jeu et de l'univers.

    Bien je vais vous donner un exemple de bon Backround pour l'univers des Royaumes Oubliés. C'est un peu long et je n'en bien entendu pas tant pour le moment mais je veux que vous preniez cela comme un bon exemple.
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    Message par Invité le Mer 8 Fév 2006 - 19:48

    Je suis né le 23 Kythorn 1246 CV, l’année de l’Acier Brûlant, qui a vu naître les premières bombardes des Royaumes Oubliées. Mon père, issu de la famille Ulondarr qui a bâti Sembreloge, et ma mère, de la famille Brightstar (Etoile Lumineuse) fondatrice de la communauté de Velethuil (Bristar en commun), étaient avant leur départ pour l’Eternelle Rencontre de riches négociants en vin. Notre belle demeure de Sembreloge, sur la rive nord du lac Sembre, revient aujourd’hui dans ma mémoire comme une époque bénie, baignée d’insouciance et de plaisirs futiles.

    Jeune impétueux mon seul but fut de rejoindre la milice de Sembreloge. Mes parents, d’abord fiers de mon dévouement pour notre communauté, commencèrent à déchanter lorsque je rejoignis en 1340 CV une unité d’éclaireurs de la Cour Elfique de Arbre-Mêlés.

    Nos missions nous faisaient parcourir la forêt de Cormanthor pendant des semaines, sans contact avec nos familles. L’an 1344 CV, l’année de la Chute de la Lune, vit le début de la retraite de la Cour Elfique vers l’Eternelle Rencontre. Les communautés de Arbres-Mêlés et de Sembreloge virent leurs rangs grossirent par ceux qui ne voulaient pas quitter la belle forêt de Cormanthor.

    Mais Erethiel Moonrise (Colline de la Lune Montante) refusa de laisser les terres de son enfance aux mains des créatures des ténèbres. Une poignée de guerriers restèrent avec lui et ma fougue m’avait porté à ses côtés. En 1350 CV, je commençais alors à parcourir les bois de Cormanthor et les abords des ruines de Myth Drannor, tombées aux mains de l’ennemi. Basée à Ssrenshen (Moonrise (Colline de la Lune Montante)), pendant vingt ans, la petite unité a gardé secret ses actes de bravoures et ses actions d’éclats pour éviter de s’attirer les foudres de ses ennemis et continuer à agir dans l’ombre. J’étais encore jeune et inexpérimenté, veillant aux campements et à la bonne tenue du matériel, mais je faisais partie d’une sorte d’élite que je n’aurais voulu quitter pour rien au monde !

    En 1370 CV, je reçus un message de mes parents partis en 1344 CV lors de la retraite de Cormanthor. Mon père me demandait expressément de quitter la forêt et les ruines de Myth Drannor que tous savaient de plus en plus dangereuses. La recrudescence des Drows à la surface commençait à se faire sentir, et certains agissaient même en plein jour.

    Ne pouvant pas rejoindre immédiatement l’Eternelle Rencontre, je devais tout d’abord passer un peu de temps dans la citée humaine de Suzail, où mon oncle était herboriste. Au printemps de l'Année de la Harpe Décordée (1371 CV), je commençais, selon les vœux de mon père, à étudier les arcanes de la magie et mettre un terme à mes années d’errance.


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    Message par Invité le Mer 8 Fév 2006 - 19:51

    Plusieurs signes annonçaient déjà la venue de l’automne. Les feuilles des arbres prenaient une douce teinte brune et jaune, l’air froid venant des monts du nord se faisait sentir dans les rues de Suzail. Wyrven se retenait au balcon de Naelle, les pieds quatre mètres au-dessus du vide.
    Le père de la jeune fille avait frappé à la porte de la chambre et l’infortuné elfe gris avait dû quasiment sauter dans le vide. Naelle poussa un cri et regarda par la fenêtre ne voyant plus le joli cœur. Comme d’habitude il se volatilisait aussi mystérieusement qu’il apparaissait. Le riche marchand entra violemment dans la chambre et commença à beugler après sa fille. Wyrven profita de l’agitation pour se balancer d’avant en arrière afin de pouvoir se jeter sur l’enseigne de la boutique en contrebas. Il attrapa cette dernière dans son élan, tourna autour les jambes bien repliées pour se rétablir sur ses pieds, dans la rue, devant les yeux éberlués des passants.
    Ne demandant pas son reste il quitta précipitamment les lieux l’esprit encore embrumé par les parfums et les milles douceurs prodigués par Naelle.
    Ayant un peu de temps devant lui avant ses cours d’arcane magique, il décida de passer par chez lui pour se changer et pour prendre ses livres d’études.
    L’oncle de Wyrven était déjà levé, il travaillait sur les décoctions de plantes médicinales qu’il revendait la journée sur le marché pendant que sa femme tenait la boutique pour les clients qui passait dans cette petite rue du quartier commerçant.

    — « Tu as encore passait la nuit à folâtrer au lieu de réviser tes leçons ! » Dit-il l’air bougon. « Tu devrais te concentrer sur tes études magiques si tu ne veux pas terminer comme un mendiant ! Tu vas être apprenti magicien dans à peine deux mois et tu es encore là à t’amuser. Crois-tu qu’à ton age je passais mon temps dans les tavernes et les salons de jeux ? »

    Wyrven ne prit même pas la peine de répondre, c’était inutile. Il avait dû entendre ce discours au moins mille fois depuis les deux dernières années. Il est vrai que les études magiques malgré leurs intérêts certains étaient particulièrement longues et rasoirs. Il voulait voir autre chose et lui et ses amis fréquentaient assidûment les salons de jeux où ils pouvaient discuter des arts et des lettres, goûter du bon vin et dépenser l’argent qu’il gagnait à revendre des drogues euphorisantes subtilisées dans l’arrière boutique de ses parents. Ainsi il avait pouvait fréquenter une classe sociale bien supérieure à la sienne et se payer ses cours d’escrimes à l’école de la rapière d’émeraude. Ses errances dans la grande forêt de Cormanthor lui manquaient, et il se sentait oppressé et enfermé dans cette grande cité humaine. Avant il était un jeune noble qui faisait partie de l’élite, maintenant il n’était plus rien !

    Une fois ses affaires récupérées et après une brève toilette, Wyrven se rendit à l’université des arcanes majeurs. Le bâtiment faisait face à l’opéra et était placé au centre des beaux quartiers de la cité. On voyait poindre à une centaine de mètres les hautes tours de la forteresse et les subtils parfums des jardins bien entretenus arrivaient jusqu’à la place.

    Les cours étaient diablement barbants, particulièrement ce cours de divination théorique. Wyrven referma son livre et s’éclipsa sans un bruit de l’amphithéâtre. Nul n’avait remarqué le moindre souffle quand la porte à battants se referma. Wyrven voulait voir s’il voyait Naelle qui était dans un cours d’illusionnisme. Il traversa le bâtiment en évitant soigneusement de croiser un professeur qui aurait pu le reconnaître et le voir flâner. Il passa les laboratoires souterrains où les odeurs épicées des composantes de sort se mêlaient au fumé délicat du vieux papier. Il arriva à la salle. Il était à un niveau supérieur. Une promenade traversait le fond de la classe a plus de trois mètres de haut. Des places dans de petits balcons étaient prévues pour les auditeurs libres. Il n’y avait personne. Wyrven accroupi derrière la balustrade jeter un œil furtif sur l’assemblée. Le vieil illusionniste marmonnait à son auditoire ensommeillé les principes des illusions et des métamorphoses. Il la vit assise à l’arrière, pensive, fixant le dôme peint du plafond. Il prit un bout de craie dans sa sacoche de cuir et le lança en visant sa tête. La craie manqua sa cible et ricocha contre la table dans un bruit sourd qui fit lever les yeux du vieux professeur hors de son épais grimoire. Wyrven se coucha en un éclair en jurant et en étouffant un rire. Naelle se remis dans la position d’une élève attentive et ne fit plus attention à l’incident… jusqu’à ce qu’un petit bout de craie atterrisse dans son col. Elle se retourna vivement, voyant tous les autres apprentis magiciens soit écouter attentivement, soit gribouiller sur une feuille de papier soit enfin de dormir du sommeil du juste. Elle vit alors le visage de Wyrven arborant un sourire allant d’une oreille à l’autre. Elle pouffa ! Prétextant un besoin urgent de se soulager, elle demanda la permission de sortir. Le professeur ne fit même pas attention à l’élève qui quitta la salle quelques secondes après.

    La main dans la main ils allèrent se balader dans un parc proche et riant l’un l’autre sur leurs professeurs respectifs, ils échangèrent leurs souhaits de terminer tout deux leur apprentissage afin de porter enfin la robe de mage. Naelle et Wyrven s’aimaient beaucoup. Ils s’étaient rencontrés à la bibliothèque alors qu’il cherchait tous les deux le même livre d’étude. Il avait décidé d’étudier ensemble afin d’éviter que l’autre ait à attendre la restitution de l’ouvrage. Au fil des mois ils prirent l’habitude de travailler ensemble et de sortir boire un verre d’hydromel de temps à autre. Naelle n’était pas très libre, elle devait renter tôt car son père n’aimait pas la savoir dehors. Son père, un riche armateur, avait des ambitions toutes particulières pour sa fille et pour sa famille : accéder à la noblesse. Elle était donc surprotégée et promise depuis sa naissance à un jeune noble.
    Naelle ne fréquentait l’université que pour obtenir une certaine éducation et car elle avait lourdement insisté auprès de ses parents.

    La nuit tombait déjà sur la cité. Les lumières de la ville s’allumaient ça et là aux fenêtres. Naelle et Wyrven se réfugièrent dans une petite taverne de la basse ville. Il avait marché toute la journée et ils étaient exténués. La chaleur de la salle encore calme en ce début de soirée les prit tous les deux et ils terminèrent leurs interminables discussions avec une douce liqueur sucrée. Naelle se rendit compte qu’elle devait rentrer. Wyrven la supplia de rester un peu encore mais il savait que cela n’était pas trop sage. Il l’a ramena donc et lorsqu’il l’a quitta au coin de la rue, lui décochant une dernière bourrade dans le dos, il se dirigea avec diligence pour son cours d’escrime.

    La salle d’armes sentait la sueur et le fer. Le bruit des fleurets d’entraînements qui s’entrechoquaient les uns et les autres aux rythmes des parades et des contre-attaques effrénées résonnait jusque dans les rues adjacentes. Wyrven était un peu en retard et il revêtit en hâte son buffle de cuir, protection indispensable même avec des fleurets mouchetés. Il rejoignit juste à temps son frère d’arme, Istarill, pour saluer le maître d’arme qui ordonnait au groupe d’élève précédant d’aller se changer.

    L’entraînement était dur mais Wyrven appréciait tout simplement la rapidité et la grâce de ce sport. De plus il savait que savoir tenir une lame était toujours utile dans ce monde brutal. L’utilisation d’un arc long en ville étant plus problématique et encombrante. Wyrven était adroit et donc très doué. Même s’il n’était encore que relativement débutant, il comprenait vite les successions de positions et de parades lors d’une passe d’arme. Il savait anticiper les mouvements de ses adversaires et les surprendre en virevoltant autour d’eux. Son maître l’avait à maintes reprises repris en lui expliquant que ce sport nécessitait de la rigueur et de la méthode et que ses prouesses n’étaient bonnes que pour des bagarres de marins. Pourtant cela allait lui sauver la vie.

    Il était déjà tard lorsque Wyrven et Istarill sortirent de la rapière d’émeraude. Pourtant au lieu de rentrer sagement dans leurs demeurent respectives, ils prirent la route de la vieille ville où les troquets fleurissaient tout au long des ruelles malodorantes du quartier de la lucarne. Les deux compères rentrèrent dans un petit estaminet qu’ils fréquentaient régulièrement où le tenancier les accueilli avec une exclamation paillarde en servant deux verres d’un cidre de mauvaise qualité mais qui avait comme vertu de ne coûter qu’une pièce de cuivre le pichet et de facilité le transit intestinal des consommateurs.
    Ils retrouvèrent plusieurs habitués et les discussions et les tournées respectives allèrent bon train une bonne partie de la nuit. Ce n’est que quelques heures avant le lever du soleil que les deux jeunes elfes sortirent dans la nuit froide, drapés dans leurs grandes capes encore tièdes en titubant légèrement vers le quartier marchand.

    La tête de Wyrven était prête à exploser, sa bouche était pâteuse et il avait un mal de ventre abominable. Il jura en se levant péniblement de sa couche. Il enfila ses vêtements et sortit par la fenêtre pour ne pas avoir à croiser son oncle et sa tante. Il resta étudier toute la journée, bien incapable de faire autre chose que d’écouter assis sur un banc. En fin d’après midi, légèrement ragaillardit par son cours d’escrime et un bon bain d’eau froide, il se prépara pour se rendre à un cercle littéraire où il avait été convié la semaine passée par Fadyia une amie de Naelle. Fadyia était issu d’une des grandes familles de patricien de la cité. Wyrven ne l’a connaissait que depuis quelques semaines mais elle avait l’incroyable ressource d’être toujours en compagnie des plus jolies jeunes femmes de la bourgeoisie et de la noblesse.
    Wyrven traversa le jardin éclairé par des longues torches planté dans le sol. On pouvait voir ça et là des couples qui se baladaient nonchalamment et s’arrêtaient parfois aux bords des fontaines glougloutantes qui jaillissait d’un massif de fleurs colorées entouré de petits bancs de pierre bien taillé.

    Wyrven pénétra dans le hall d’une démarche assuré, un sourire carnassier au coin des lèvres. Il allait pouvoir assouvir un de ses désirs souvent inassouvis : fréquenter des jeunes filles de bonnes familles. Il se rappelait les fêtes de Sembreloge, où sur les rives du lac Sembre il avait eut ses premiers flirts.
    Le parquet de la salle de réception brillait d’une couleur de bois exotique. Des ménestrels jouaient un air entraînant qui faisait valser de jeunes couples dans un coin de la salle, juste près de l’entrée il y avait des tables ouvragées où était étalée une multitude de mets aux saveurs subtiles et épicées. Des serviteurs passaient avec des verres et des bouteilles des meilleurs vins parmi les convives et Wyrven prit adroitement deux verres de vin au passage d’un plateau. Il les engloutit aussi sec puis se dirigea droit vers la maîtresse de maison qu’il entendait hurler de rire dans le boudoir attenant à la grande salle d’où sortait de lourdes volutes de fumées bleutées.
    Les herbes euphorisantes commençaient déjà à lui monter à la tête lorsqu’il se pencha sur Fadyia qui était vautrée sur un canapé entre deux éphèbes aussi beaux qu’inintéressants. Il l’embrassa tendrement dans le cou ce qui l’a fit gémir doucement.

    - « Etes vous toujours aussi grossier Monsieur Wyrven ? » Rouspéta t-elle gentiment.
    - « Je dois bien avouer que c’est probablement le cas, mais vous êtes la première à vous en plaindre ! », Rétorqua l’impétueux.

    Fadyia écoutait un poète qui déclamait son œuvre et qui était plutôt mauvaise. Cependant sa dictée avait pour résultat de faire rire à gorge déployée l’hôte de ses lieux dépravés.

    - « Naelle est là si cela t’intéresse » ajouta t-elle avec un sourire amusé.
    - « hein ! ? Vraiment ? Je croyais qu’elle ne pouvait pas sortir de chez elle ? »
    - « Elle a eut une permission spéciale. Je ne te conseille pas d’aller la voir, a part si tu cherches les ennuis. Elle est venue accompagnée de son horrible promis. »

    Le visage de Wyrven s’assombrit, et Fadyia ne manqua pas de remarquer le changement d’expression de son visage.

    - « Oh ! Mais va donc à l’étage, il y a de mes amies en nombres qui philosophies. Tu trouveras sûrement de quoi t’occuper ! Sinon il y a bien les vieux dans l’autre aile du bâtiment qui écoute ce fameux compositeur, dont je n’arrive jamais à me rappeler le nom »
    - « Gardamoris… »
    - « Oui ! C’est çà ! Il est très talentueux semble-t-il mais je préfère une autre compagnie ce soir. »

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    Message par Invité le Mer 8 Fév 2006 - 19:51

    Wyrven quitta le boudoir rapidement, son esprit commençant a s’engourdir sous les effets des drogues. Il traversa le grand salon où les danseurs évoluaient avec grâce. Il cherchait Naelle du regard, mais elle n’était visiblement pas là. Il prit donc la direction de l’étage où de nombreuses tables de jeu étaient dressées. Des joueurs misaient de fortes sommes d’argent et les perdaient sans sourciller.
    Il lutta pour ne pas plumer ses joueurs inexpérimentés et se dirigea vers la pièce suivant d’où on entendait monter des voix qui se disputaient.

    - « …mais puisque je vous dis que l’analyse du discours de Thorgaronde est le chef d’œuvre littéraire de ces derniers siècles ! Il a tout saisi, les moindres nuances… », beugla un jeune elfe érudit.
    Un autre elfe dans la force de l’âge rétorqua en lui coupant la parole :
    - « …Vous voulez dire qu’il n’a rien compris du tout ! Cet ouvrage est un ramassis de non-sens ! Ses explications son obscures et ses sources de travail sont plus que discutables… »
    - « …Et bien discutons-en ! », Lança pompeusement le jeune érudit qui voulait visiblement en découdre.

    Wyrven contourna la scène. Les deux elfes se faisaient face, debout, faisant de grands gestes pour accompagner ou donner du poids à leurs paroles. Une foule de curieux s’était massée là pour assister à la joute verbale des deux intellectuels. Plus loin, au fond de la salle un autre groupe discutait plus tranquillement de sujets scientifiques. Enfin c’est ce que Wyrven pu en déduire en passant à proximité. Il passa une porte qui donnait sur un long couloir obscur. Le couloir débouchait sur une pièce où plusieurs personnes palabraient debout en buvant de grands verres de vin, alors qu’un groupe de bardes chantait une balade elfe bien connue.
    Naelle était là, dans une sublime robe brodée. Elle avait l’air de s’embêter à écouter poliment la diatribe d’un noble envers le manque d’honneur et de respect des traditions qui se propageait parmi la nouvelle génération. Ce grand elfe se tenait raide comme un piquet. Engoncé dans des vêtements luxueusement tape à l’œil. Autour de lui deux autres couples acquiesçaient à ses dires. Wyrven s’avança d’un pas rapide vers les deux jeunes femmes. Le rival le vit venir mais trop tard, il avait a peine eut le temps de commencer un mouvement pour s’interposer que Wyrven portait la main de Naelle à ses lèvres.

    - « Une pêche ! Vous êtes une pêche ma douce Naelle ! Aussi douce et aussi sucrée… »

    Naelle rougit un peu et repris vivement sa main lorsqu’elle aperçut le visage empourpré de colère de son futur promis. Elle essaya de rattraper la situation en grondant gentiment son ami.
    - « Vous venez d’interrompre une conversation mon ami, ceci est un bien vilain défaut. »
    - « Oh ! Ma dame, j’ai bien quelques qualités, mais j’ai oublié lesquelles… » répliqua t-il.
    Les deux jeunes femmes sourirent et on pouffa de rire dans le groupe juste derrière qui s’était arrêté de parler.
    - « Monsieur je vous prie de bien vouloir laisser ces demoiselles tranquilles. Votre présence nous dérange. » Ajouta bêtement le jeune elfe noble.
    - « Je crois que je ne dérange que vous ici Monseigneur. », Répondit tranquillement Wyrven
    - « Je ne vous permets pas… », rétorqua le jeune noble l’air outré et ivre de rage.
    - « …Mais je ne demande pas votre permission… pour sauver de l’ennuie cette charmante Naelle ! Voyez-vous, elle baille déjà à vos propos dignes de nos grands-parents. Qu’en sera t’il dans une heure ? »

    En effet Naelle retient un bâillement, plus de fatigue vu l’heure tardive que d’ennui, mais le petit rusé avait déjà épinglé sa proie. Cela provoqua l’hilarité des deux couples et du groupe qui maintenant écoutait religieusement l’échange d’amabilité.
    Le jeune noble posa la main sur la garde d’une fine lame d’acier qu’il portait pompeusement au côté. En voyant ça Naelle s’interposa.
    - « Voyons restez calme, je suis juste un peu fatigué… »
    - « Je ne vous conseille pas de sortir votre arme ici Monseigneur. » Rajouta Wyrven.
    - « Je n’ai pas de conseil à recevoir de vous espèce de mendiant fanfaronneur ! » Hurla le nobliau blessé dans son orgueil. « Ma famille est une des plus grandes de toute la côte. Et je ne me laisserais pas insulter par un paysan ! »
    - « Ce n’est pas tout d’avoir une épée au flanc, encore faut-il savoir s’en servir. Je pense qu’une petite passe d’arme saura calmer votre ego démesuré. »

    Naelle cria : « Il n’est pas question que vous vous battiez ! Vous m’entendez ? Etes vous devenus fous tous les deux ? »
    Wyrven lui souffla : « Fou de toi ma chère c’est possible, mais ton futur mari a bien besoin de revenir sur terre, sa tête est bien trop gonflé pour que je le laisse t’épouser dans cet état ! »
    - « Oh ! Je vais me faire un plaisir de trouer le corps de ce mauvais plaisantin. »
    - « Mais tout à votre service Monseigneur ! Quelqu’un aurait-il une rapière à me prêter, j’ai malheureusement oublié la mienne. Je ne pensais pas devoir donner une leçon d’escrime ce soir. »

    Un homme du petit groupe qui assistait à l’échauffourée lui lança sa rapière. Wyrven l’attrapa au vol et sur une dernière tirade « Je vous prie de bien vouloir me suivre dans un endroit plus calme pour ce genre de chose. Il serait dommage de tacher de votre sang ce magnifique parquet. Le jeune bretteur sauta dans le vide par la fenêtre. Il roula sur l’herbe pour se réceptionner et attendit avec un grand sourire son adversaire médusé.
    Le Nobliau traversa la salle en courant et dévala les marches de l’escalier quatre à quatre. Il fut vite dehors devant son adversaire suivit par une horde de spectateurs rameutés par les cris de Naelle qui implorait qu’on arrête ce combat.
    - « Mon honneur a été bafoué et je dois régler cela par les armes. » Lui dit-il en lui demandant de se taire.
    - « Au premier sang » annonça a voix haute et claire Wyrven en se mettant en garde.
    - Le jeune noble acquiesça à peine et engagea son arme.
    Les deux lames tourbillonnaient rapidement et s’entrechoquaient avec violence aux rythmes des attaques, des parades et des ripostes. Le jeune noble était en rage et Wyrven en sueur. Son sourire narquois avait quitté ses lèvres et il se demanda si finalement cela avait été une bonne idée. Le jeune noble savait se battre et il n’était pas un adversaire facile. Mais Wyrven était plus rapide. Il bougeait sans cesse, tournant autour de son adversaire, quand dans une contre-attaque il zébra le bras de son adversaire et un mince filet de sang s’échappa de la blessure.
    Les spectateurs qui encourageaient l’un ou l’autre des combattants s’arrêtèrent. Wyrven baissa sa lame. Le jeune noble haletant, en sueur sentit la douleur de l’acier qui avait pénétré sa chair. Sa mâchoire se crispait sous l’effet de la douleur mêlée à la colère. Alors que Wyrven commençait à chercher dans la foule le propriétaire de la rapière, le noble fonça lame en avant dans un subit accès de rage incontrôlable. Les spectateurs lancèrent un cri d’effroi. Wyrven se retourna juste à temps pour parer l’attaque. Il fit un pas de côté pour éviter de s’empaler sur l’épée et le noble s’écrasa sur lui dans son élan. Ils terminèrent au sol. Wyrven se releva mais pas son adversaire qui visiblement ne bougerait plus, avec six pouces d’acier dans le corps.
    - « J’avais dit au premier sang » balbutia doucement Wyrven « Oh nom d’un chien ! »

    Les spectateurs restèrent silencieux pour la plupart. Certains lancèrent un cri d’horreur, et Naelle s’évanouit. Wyrven voulu accourir à ses côtés mais l’homme qui lui avait prêté la rapière s’interposa.
    - « Si vous voulez vivre libre, Partez maintenant ! La garde ne va pas tarder à arriver et la mort d’un noble de cette ville est difficilement explicable et justifiable. Nous allons nous occuper de la jeune femme. Vous devez quitter la ville au plus tôt… »
    Wyrven acquiesça en silence et partit en courant sans se retourner. Il se fondit dans la nuit et retourna chez lui.
    Son oncle et sa tante dormaient et il ne voulut pas les réveiller. Il fit son sac, prit sa rapière et quelques possessions importantes à ses yeux, il prit également une bonne somme d’argent dans les réserves de son oncle.

    Il quitta la ville pour retourner à sa patrie ne sachant où aller. L'Eternelle Rencontre ? Sûrement pas, il n'était pas prêt à s'enfermer dans une vie de contemplation alors qu'il y avait encore tant de chose à vivre dans les Royaumes !
    Ainsi Wyrven partit tout de même pour la côte, là il prit un navire en partance de la cité des splendeurs en quête de gloire et de richesses … Tout ne ce passa pas comme prévu, après plusieurs jours de mer le navire se fit prendre au piège dans une tempête d’une puissance inouïe … Wyrven s’en sortit le corps meurtrit et l’esprit affaibli … où se trouvait-il ? Il l’ignorait mais peut-être était-ce mieux ainsi … Une nouvelle vie s’ouvrait enfin à lui !

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    Message par AdminLudik le Jeu 9 Fév 2006 - 17:38

    Il faut que chacun fasse un fluff pour son personnage si j'ai bien compris?Si c'est le cas j'y fonce ;)

    caca qui ouvre Office one

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