La Guilde Ludik

Bienvenue à la taverne de la Guilde Ludik !

Vous voici sur le forum du club de Wargames de Reignier (Haute-Savoie).

Ce dernier vous permettra de faire connaissance avec nos membres, de découvrir nos jeux (Warhammer & Warhammer 40000) et nos différentes activités (tournois, campagnes, etc.).

Vous trouverez également toutes les infos utiles sur notre club : jour d'ouverture (dimanche après-midi à 14h), modalités d'inscription, etc.

En espérant que vous trouviez batailles et conquêtes en ces lieux, bonne visite & bon jeu !

Cordialement,
Durgrim l'ancien, président de l'association.

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    [HD] Chan Lee Tsin renfort immortels

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    [HD] Chan Lee Tsin renfort immortels

    Message par AdminLudik le Jeu 19 Mar 2009 - 18:43

    Un petit texte introductif sur le nouveau renfort qui sera avec la donzelle.

    Chan Lee Tsin par Thomas Cheilan



    La rumeur se répandait dans Diyu. La guerre était proche. Une brèche était apparue dans le domaine et une compagnie avait été envoyée
    en éclaireur de l'autre côté. L'ordre de rassembler la milice avait été lancé dans tous les districts. L'agitation gagnait la capitale vers
    laquelle les immortels convergeaient pour connaître leur affectation.

    Les Mandarins faisaient surveiller les faubourgs de Yumíng, car l'empire craignait que des espions profitent de la cohue générale pour tenter de s'infiltrer à l'intérieur du sanctuaire sacré de Míngfu.

    Un fonctionnaire damné fut averti de l'arrivée d'un moine défroqué aux manières suspectes. Il consulta les archives, puis se fit indiquer l'auberge où l'homme avait été aperçu.

    Lorsque le damné entra dans l'établissement, il jaugea un à un les membres de l'assemblée présente, puis s'attabla parmi les voyageurs qui ne pratiquaient pas l'ascèse. Il réclama à boire pour ses compagnons de table et se mit à leur raconter une histoire.

    « Jadis, un jeune moine accompagna à Diyu une de ces caravanes de vivants dont on autorise le commerce avec le domaine.

    La route pour venir jusqu'ici depuis les terres mortelles est semée d'embûches. Lorsque l'expédition parvint à la capitale, ses membres expliquèrent comment leur jeune compagnon les avait sauvés à maintes reprises des dangers qui les guettaient en chemin. Ils ne tarissaient pas d'éloge à son égard, si bien que les maîtres de la Maison de Jade finirent par s'intéresser à cet individu.
    Il fut invité à rejoindre les rangs de l'école impériale, un honneur qui ne se refuse pas.


    Très vite, le jeune moine dévoila ses prédispositions extraordinaires pour les arts martiaux. On le laissa s'entraîner au combat à mains nues, comme il en avait exprimé le souhait.

    Cependant, les Mandarins de la cité enquêtèrent sur son compte. Ils apprirent que le jeune moine avait été accusé de viol et de meurtre et qu'il avait fui les terres mortelles pour ne pas être jugé.
    Diyu ne doit laisser personne échapper à la loi. C'est pourquoi les Mandarins le soumirent à la justice du domaine. Mais les
    faits dont il était accusé manquaient d'exactitude. Les juges n'étaient pas satisfaits de la procédure. On aurait pu le soumettre aux aveux, mais c'est là une pratique qu'on réserve aux damnés. Ils décrétèrent l'ordalie, le jugement céleste : un duel contre un maître des lames dont l'issue établirait l'innocence ou la culpabilité du jeune moine.

    Le jour de la confrontation arriva. L'adversaire de l'accusé était un combattant de renom. Il maniait l'épée à la perfection et plus personne ne l'avait défait en duel depuis plus d'un siècle. Autant dire qu'à moins d'un miracle, l'affaire était convenue.
    Le jeune moine se battit avec ardeur, il ne laissa rien à son ennemi, et par moment même, il le surpassa. Mais il était confronté à un épéiste extraordinaire et pour seule arme, il utilisait son corps.

    Son adversaire le terrassa d'une horrible blessure au visage.
    Le moine avait perdu le duel. L'ordalie commandait sa mise à mort.

    Toutefois, l'impensable se produisit. L'épéiste refusa d'exécuter un combattant qui avait conquis son respect, violant ainsi la loi céleste et s'exposant à la damnation éternelle. Voilà qui soulevait un épineux problème juridique. Que faire du maître des lames ? Et que faire du moine ?
    On fit appel au souverain pour trancher. Celui-ci jaugea l'affaire avec beaucoup d'attention. Il décréta que la sentence de damnation éternelle ne pouvait avoir lieu qu'au moment de la mort du coupable. Or le maître des lames était bien vivant. Ainsi le jugement devait être suspendu jusqu'à la survenance de celle-ci... Et de cause à effet, le sort réservé au moine dépendrait du destin de son bienfaiteur. Celui-ci fut appelé peu après pour rejoindre la garde rapprochée de Yanluowang, dans le sanctuaire de Míngfu. Personne ne sait ce qu'il est advenu de lui depuis.
    Quant au moine, son jugement restant en suspens, il fut considéré comme suspect par la population.

    Les maîtres de la Maison de Jade le maintinrent à l'écart pour prévenir les troubles. Il se mit à s'entraîner nuit et jour, reclus dans la cour intérieure d'un temple de la capitale. Pour se fortifier, il n'avait de cesse de se briser les membres, contre le bois, la pierre, puis le métal.
    Personne ne pouvait l'ignorer dans le voisinage, car il forgeait son corps à devenir une arme indestructible et tel le forgeron battant le fer, la rumeur de son entrainement hantait les nuits de ses détracteurs. Beaucoup de jeunes combattants, désespérés par le départ de leur modèle pour Míngfu, nourrirent une rancune tenace contre le moine. Et chaque nuit leur haine à son égard se fortifiait. Dans tout le domaine, ils firent courir la rumeur que la Maison de Jade hébergeait un criminel.

    L'affaire prit des proportions démentielles, divisant les élèves eux-mêmes. L'enseignement de tous était compromis. Car le vacarme corrompt la méditation.

    Les maîtres se résolurent enfin à chasser le moine. Une longue errance commença pour lui. Partout où il allait, il se trouvait des jeunes combattants pour le défier. Des établissements comme celui-ci furent le théâtre de rixes incroyables au terme desquelles plus un mur de la bâtisse ne tenait encore debout. Le moine fut déclaré fauteur de troubles et donc hors-la-loi pour sa participation à ces combats. Pourchassé par la milice, la charge de ses crimes augmentait. Car chaque lieu où il faisait étape se transformait en champ de bataille, chaque village où il se montrait finissait par être dévasté.
    Face à ses adversaires en surnombre, sa rage était sa plus grande force, mais aussi sa plus grande faute contre l'ordre établi.
    Il jouait sans cesse de ses poings. Ceux-là finirent par subir la métamorphose. Il comprit enfin de quel excès il se rendait coupable. Et le moine disparut. On dit qu'il s'est exilé dans les désolations glacées qui bordent le domaine et qu'il vit en ermite. »

    Bien évidemment, le moine défroqué se trouvait dans l'assemblée à laquelle le fonctionnaire avait choisi d'exposer son récit.
    Le moine se leva, et, redressant son chapeau à large bord, chacun put contempler l'horrible cicatrice qui marquait son visage ainsi que ses mains hybrides. Un instant, les voyageurs crurent qu'il allait dévaster l'auberge.

    Il avança lentement jusqu'au fonctionnaire pour lui parler : « Dis aux Mandarins que je ne suis pas revenu pour créer des troubles. La guerre approche, je veux rallier le ban de Yanluowang, mon seul maître. »

    Il réajusta son chapeau et quitta l'auberge, se fondant dans la foule.

    « Et c'est tout ? s'exclama un des voyageurs. Les sentinelles impériales ne vont pas l'arrêter pour ses fautes ? Où est la loi ?
    - Ses dettes envers la loi ont été effacées depuis longtemps, même s'il l'ignore, répondit le fonctionnaire. Le véritable coupable du crime pour lequel il a fui les terres mortelles a avoué ses méfaits et les expie dans les dix-huit enfers.
    - Mais alors, pourquoi ne pas lui dire ? Demanda un autre voyageur.

    - Car si la Justice de Yanluowang a finalement eu le dernier mot, fit le fonctionnaire, cela ne change rien à l'injustice qui a consumé le cœur de cet homme. Il fut accusé du meurtre de sa bien-aimée, et a passé une grande partie de son existence à expier les fautes d'un autre. Il fut rejeté, pourchassé et humilié. On le croyait criminel alors qu'il était pur. Cet homme-là n'est plus qu'un sanctuaire de la rage qu'il décharge avec ses poings. Son esprit est constamment voué à la contenir. Pour lui, il n'y aura jamais de repos possible, jamais de salut. Yumíng pourrait faire savoir publiquement qu'il est innocent, cela ne ferait que rappeler à la population une histoire oubliée de tous... sauf de lui. À quoi bon raviver une blessure qui ne peut cicatriser ? Qu'il se batte contre les ennemis du domaine, le champ de bataille est le seul endroit où il peut apaiser son tourment...
    Tourment qui le voue à la damnation. Qu'il se batte pour le peuple de Qin, et ainsi pour un instant seulement, où ses mains déchirent le flanc adverse, qu'il soit en harmonie avec ses frères, que la paix intérieure l'envahisse et résonne comme l'ultime acte d'amour dédié à celle qui fut pour lui comme le ciel. »

    Contes de Diyu

    Une chtiote illutration

    La matrice du concept

    Voilou

    Re: [HD] Chan Lee Tsin renfort immortels

    Message par AdminLudik le Ven 20 Mar 2009 - 13:08

    Voici la version peinte

      La date/heure actuelle est Lun 25 Sep 2017 - 16:52